Communications techniques


Wednesday, 15 November 2017
CLPE et HVC: Une approche humaine aux paysages et aux collectivités

Le croisement des deux sujets controversés du consentement libre, préalable et éclairé (CLPE) et des hautes valeurs de conservation (HVC) a été exploré dans le cadre d’un événement tenu parallèlement à l’assemblée générale du FSC.


Ces deux sujets englobent une partie du travail le plus important mené par le FSC, mais certains objectifs n’ont toujours pas été atteints dans les deux cas – principalement parce que le travail a été entrepris séparément dans chaque cas.

De citer Pamela Perrault, la rédactrice technique ayant préparé le guide sur le CLPE : [TRADUCTION] « Lorsqu’il est question d’aménagement forestier, des collectivités seront touchées. » Dans le passé, les évaluations des HVC mettaient l’accent sur la méthodologie scientifique au détriment d’un engagement poussé. L’expertise et les opinions des populations autochtones doivent être prises en compte dès le début du processus d’évaluation. Le CLPE doit être appliqué à toutes les HVC plutôt que seulement à celles jugées importantes sur le plan social ou culturel. De citer John Cathro, rédacteur technique ayant travaillé sur le guide sur les HVC : [TRADUCTION] « Nous devons cesser de traiter les principes 3 et 9 en silos et plutôt les traiter de pair, car ces deux principes partagent la même méthodologie. »

D’ajouter Pablo Huaiquilao, membre du CPPA du Chili : [TRADUCTION] « Les populations autochtones ne perçoivent parfois pas le lien entre les principes 3 et 9. Ce qu’ils perçoivent, et c’est surtout le cas du peuple Mapuche, est que les HVC sont très étroitement liées aux communautés. Aussi, il arrive parfois que les audits ne parviennent pas à établir ce lien entre les droits autochtones traditionnels et les HVC. Nous devons développer une approche plus judicieuse aux communautés et faire appel à ces dernières lorsque nous discutons d’aménagement forestier durable. »

De plus, Pamela Perrault a fait valoir l’importance de la volonté de travailler en collaboration avec les collectivités pour faire avancer les objectifs dans ces deux dossiers. À cet égard, elle a formulé le commentaire suivant : [TRADUCTION] « Si les gens portaient plus attention aux perceptions humaines, le travail technique pourrait aussi refléter la conservation des aires protégées et villages habités par les populations autochtones. La science fonctionne par compartiments. Cependant, il suffit parfois de penser aux personnes et de leur permettre de s’exprimer sur ces aires qu’elles habitent. Nous devons arrêter de fonctionner par compartiments et inviter les communautés à la table. »

La Brésilienne Isabel Garcia Drigo, membre du groupe de travail technique sur les HVC, a confirmé l’importance de mobiliser les collectivités et de tenter de fournir une formation spécialisée aux auditeurs, et ce, afin d’assurer des processus tenant compte d’un autre point de vue, dans l’optique d’adopter une meilleure approche et d’éviter les chevauchements.

L’avenir de ces deux projets à la fois uniques et interdépendants semble prometteur, car le FSC veille à la collaboration future entre le groupe de travail technique sur le CLPE et le groupe de travail technique sur les HVC. Les résultats de cette collaboration à ce jour incluent le guide à l’intention des groupes responsables de l’élaboration des normes : Developing National HCV Frameworks.

Nous invitons toutes les parties prenantes intéressées à participer à cet important processus et à contribuer à notre prochaine consultation visant à orienter les groupes responsables de l’élaboration des normes en matière de cadres nationaux pour l’évaluation des hautes valeurs de conservation.


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