Du 2 au 6 février, des leaders, des détenteurs de connaissances, des jeunes et des partenaires des quatre coins du pays se sont rassemblés à Sudbury, en Ontario, pour le quatrième symposium annuel sur les terres autochtones, tenu sous l’égide de Wahkohtowin Development. Le rassemblement de cette année était centré sur la résurgence, la restauration et les relations. Ce sont des thèmes ayant orienté de très utiles conversations sur les droits des Autochtones, les responsabilités en matière d’intendance et les relations profondes qui lient les gens à la terre. 

Le FSC Canada a eu l’honneur d’y participer une fois de plus et de soutenir un espace fondé sur le leadership autochtone, les priorités communautaires et l’apprentissage commun. 

ILS 2026

Renforcement de relations et de l’intendance partagée 

Tout au long de la semaine, les participants ont fait valoir l’importance d’établir des relations comme fondement d’une gestion responsable des forêts. Nombre de discussions ont mis en évidence la force de combiner des systèmes de connaissances autochtones et de la science occidentale – une approche souvent décrite comme une vision à deux yeux – pour promouvoir des forêts plus saines et des communautés plus fortes. 

Les principaux thèmes abordés tout au long du symposium ont été les suivants : 

  • la nécessité d’une participation proactive des populations autochtones à la planification forestière;
  • les préoccupations actuelles concernant des effets cumulatifs et l’utilisation d’herbicides;
  • les défis en matière de capacités qui limitent la participation communautaire aux processus de planification;
  • l’importance de favoriser la conservation en Ontario tout en maintenant l’intégrité des forêts gérées;
  • le rôle des paysages culturels autochtones dans la reconnaissance des droits fonciers et des relations avec la terre;
  • l’action communautaire sur le plan climatique et la valeur des connaissances autochtones dans la planification de l’adaptation. 

Ces conversations renforcent le travail en cours dans l’ensemble du système du FSC pour faire respecter les droits des Autochtones, renforcer la prise de décisions partagée et soutenir des approches à l’intendance qui reflètent les valeurs et les priorités locales. 

Accueil du FSC Australie et Nouvelle-Zélande pour un échange autochtone 

Cette année, le symposium a également été l’occasion d’un apprentissage interrégional. Le FSC Canada a accueilli des représentants du FSC Australie et Nouvelle-Zélande (ANZ), dont du groupe de travail aborigène ANZ, qui se sont rendus en Ontario pour un échange autochtone axé sur l’intendance partagée, la reconnaissance des droits et les solutions forestières axées sur la communauté. 

Cette visite a rassemblé la direction du FSC ANZ et des représentants aborigènes de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande (Aotearoa), créant ainsi un espace de dialogue avec des dirigeants autochtones du Canada. L’échange a mis en évidence les aspects suivants : 

  • des expériences communes à toutes les régions en matière d’affirmation des droits et des responsabilités à l’égard de la terre;
  • l’importance d’établir des relations pour obtenir un consentement libre, préalable et éclairé (CLPE);
  • des possibilités d’apprendre des approches des uns et des autres en matière d’intendance et de conservation sous l’égide des populations autochtones;
  • l’importance mondiale des systèmes de connaissances autochtones pour relever les défis liés au climat et à la biodiversité. 

Leur participation à la table ronde du symposium intitulée « Beyond the Boreal: Stewarding Global Indigenous Territories » (traduction libre – Au-delà de la forêt boréale : la gestion des territoires autochtones mondiaux) a mis en évidence les liens profonds qui unissent les peuples autochtones de la planète entière et leur engagement commun à protéger les terres, les eaux et les relations culturelles pour les générations futures. 

Contributions du FSC au dialogue 

Tout au long du symposium, le FSC a contribué à de multiples séances axées sur la gestion forestière, les occasions de conservation et les économies fondées sur l’intendance. Ces discussions ont porté sur la manière dont la certification FSC, la norme nationale d’aménagement forestier et des outils émergents, tels qu’Incidence vérifiée, peuvent contribuer à soutenir la conservation dirigée par les Autochtones, à renforcer la reconnaissance des droits et à créer des voies permettant aux communautés de façonner les résultats sur le plan forestier. 

Le FSC s’est également joint à des partenaires mondiaux pour une table ronde sur les territoires autochtones au-delà de la forêt boréale, au cours de laquelle des intervenants ont partagé leurs expériences communes concernant les liens avec la terre, les droits coutumiers et l’importance d’établir des relations pour parvenir à un consentement libre, préalable et éclairé (CLPE). 

Allant de l’avant

Le symposium a également mis en évidence de possibles collaborations prometteuses, notamment un intérêt croissant pour des solutions fondées sur la nature, le financement de la conservation et des partenariats qui associent le leadership autochtone à des cadres de mesure et de vérification crédibles. Ces conversations s’alignent fermement sur l’engagement du FSC à favoriser une gestion forestière résiliente sur le plan du climat et respectueuse des droits d’un bout à l’autre du Canada.

 

Lisez sur le Symposium 2025 sur les terres autochtones ici.